jeudi 2 juillet 2015

Innovation & Addiction




Douala,  2h56

Assis sur un canapé, un peu fatigué, grosse pluie dans cette ville aux allures (ou plutôt température) de sauna géant,  avec les aléas qui vont avec  (déni de service de mon modem wifi .... entre autre)
Temps adéquat pour dormir donc....ou pour penser, sinon les deux :-P,  et aujourd'hui me vient à l'esprit une question que je me suis souvent posée entre deux lignes de codes ;

Et si le résultat final faisait plus de mal que de bien aux personnes qui l'utiliseront ?

Et un engrenage entraînant un autre, j'ai réussi à m'interroger sur l'ensemble des bienfaits ou méfaits relatifs aux créations humaines..

Le grand vent de l'innovation . . .

Le feu, l’électricité, Internet, Google ......
Les montures, les calèches, les automobiles, les planeurs. ..
Le papier, L'écriture, le télégraphe,  fixe le phone, portable, la pomme ... le bonhomme .. épris de la pomme au point de lui p*sser dessus [?] ( arghh ... passons ).

De tout temps les innovations se sont succédées, et sont le principal carburant des changements qui surviennent dans le mode de vie des personnes qui y sont exposées. Mais ce changement,  est-il absolument pour le meilleur ? 
(à toute fin utile tout de même, vous noterez que j’ai soigneusement omis des innovations telles que la Kalach , la bombe A,  etc. qu'on sait déjà ultimement bénéfique à la non - humanité )


[Pause Dodo et .....]
12h39 ...

Où en étions-nous ? ... *Relecture* ....Ok.

Comme le titre l'indique un peu, nous nous attarderons sur la dépendance inhérente aux principes novateurs. On devient très vite dépendant des facilitateurs de vie. C'est un fait [-Si tu le dit ...-]. Et la dépendance c'est mal. [-Ah bon .? Oui ...C'est le mal. ... MAL-]
Mais d'où vient-elle ? Est-elle évitable ? Comment ? Qui est le Coupable ?

Pour essayer d'y voir plus clair (je parle de moi) commençons par l'innovation elle-même.
Pourquoi innove-t-on ?

Parce qu'on le Peut ?
Il y a généralement deux courants de pensées face à la relation Homme - Nature. Un qui préconise que l'on devrait laisser les choses telle quelle et essayer de s'adapter au mieux, et l'autre qui pense que cette adaptation passe par une extension de l'existant, la "création" de nouveaux outils et/ou principes, surtout parce que nous avons hérité d'une richesse neuronale qui nous le permet. Entre nous, j'ai un penchant pour le second principe, tout en sachant pertinemment qu'il existe un juste milieu entre les deux visions.


Parce qu'on en a Besoin et/ou Envie ?
Si l'Homme était un simple animal, ses besoins (et même envies) tournerait uniquement autour des actions suivantes : Respirer, Se nourrir, s'abreuver, s'accoupler, dormir, éliminer :-/ ....
Mais en plus de ça, il y a des besoins d'environnement stable, de connaissance, d'interactions sociales, d'estime, etc. (Maslow avait bien résumé la chose, je crois). Ces besoins et envies ont généralement un coût (effort, temps, argent, sang ?) et l'Homme dans son souci d'amélioration essaie donc de l'amoindrir.
On a besoin d'eau, et la rivière se trouve à 30 km.
Il faut y aller et puiser de l'eau.
C'est fatiguant.
 Et on le fait tous les jours.
C'est barbant.
Comment changer ça ?
 Comment l'eau arrive à cette rivière déjà ?
Bah, il y'a des ruisseaux qui l'alimentent.
Mais voilà !
 Pourquoi ne pas créer nos ruisseaux à nous ?
 On souffre de le faire une fois et après fini les 30km x 2 tous les jours !

*Ainsi naquit le premier projet de canaux d'irrigation..... Oui, ... j'étais là*

La plupart des innovations adressent les besoins et les envies [- Factorisons en => intérêt, je te prie -] des Hommes, et quand elles ne le font pas, elles sont des "méta-innovations" (Lire une innovation qui améliore une autre innovation qui adressait un intérêt humain.)

Parce qu'on le veut ? 
Manque de confiance en soi ? Besoin de reconnaissance ? Défi ? Envie de faire fortune ? Ennui ?
Il se peut dans bien des cas que l'impulsion innovatrice vienne tout simplement d'un désir personnel. Elle peut dans ce cas adresser un besoin/envie, ou pas (Mais pas de panique, le besoin ça se "crèe" aussi, dit le « marketist »). [Euh, et oui ... l'intelligence artificielle c'est bien, la conscience artificielle ça sert à rien .... de grâce, arrêtez ! .... Voilà, c'est dit.]

Peu importe dans quel segment on se trouve, l'innovation par d'un ou plusieurs Hommes à destination d'un [-hein?-] ou plusieurs Hommes, répondant généralement à un intérêt de ce deuxième groupe, à défaut de le susciter.
Et c'est de la que part la dépendance: l'intérêt.
Qu'il soit indispensable (besoin) ou non (envie), ce qui permet de satisfaire un intérêt devient très vite usuel, et selon les personnes l'usage peu devenir abusif, au point de créer une addiction.

Mais à qui la faute ?

En toute subjectivité, je discerne deux grands groupes de "produits" innovants. Les Utiles et les ..... Agréables [- Dis leur que l'intersection des deux ensembles n'est pas vide ... -]

Les produits utiles généralement adressent un besoin.
Vous avez besoin d'une information ... Bing! => Google ! (Sans vilain jeu de mots .... enfin, je crois ...:-/).
Vous voulez passer un appel (communiquer), Bang ! Vous dégainez votre smartphone!
A part adresser un besoin, les innovations utiles sont également caractérisées par le fait qu'elles font office de moyen et non de fin.
La dépendance qui s'en suit n'est qu'évidente, mais elle n'est pas absolue, vu qu'un substitut du  produit offrant les mêmes "moyens" (ou presque) que le précédent est généralement suffisant.

En ce qui concerne les produits Agréables, ils sont généralement portés sur les envies et ont une vocation de fin, plutôt que de moyen. Et qui dit fin dit "Reward System" pour notre cerveau, et c'est là que les ennuis commencent.
Égarons-nous un peu coté cerveau. L'exposition à l'addiction varie d'une personne à une autre, et n'est pas forcément, comme beaucoup le pense lié à l'attrait qu'à un individu par rapport à un produit particulier.
*Alors....Comment formuler la phrase qui suit ....*
  Que ce soit une activité ou un consommable, quand on est confronté à quelque chose qu'on aime (ou pas), le cerveau reçoit des stimulis particuliers via le système hédonique. Les addictions à certaines substances, objets ou pratiques ont donc un lien très étroit avec ce système.

[Un mois 3 jours plus tard....]

Yaoundé, 14h41 ...
*Relecture*

- Pose la patte
- Woff !
- C'est bien ! Bon chien ! *Passe une croquette*

Vous l'aurez deviné, ce principe est utilisé pour dresser les animaux, mais également par les experts en communication, en vue de mieux exploiter d'obtenir le meilleur des personnes qu'ils côtoient  (féliciter au lieu de réprimander, susciter l'esprit de compétition, engager l'aspect ludique, Etc.)
Seulement, dans les deux exemples précédents, la récompense est au bout de la chaîne, une finalité qui survient après effort, une récolte.
Imaginez maintenant qu'on oblitère la partie effort à fournir. Qu'on vous mette en face de la récompense directement. C'est bien dans ce cas que se range les produits, innovations mentionnés comme Agréables précédemment. (Evidemment, dans l'absolu il y a toujours un effort à fournir, aussi infime soit-il, il est juste amoindri à l'extrême dans ce cas de figure.) 
Il est évident que l'addiction est plus facile ici, la fin étant facile à atteindre, on l'atteint encore et encore, au point de ne plus être satisfait mais de continuer à rechercher cet état extatique. [-Façon de parler ,  n'est-ce pas ? :-/ -] 
Qu'est-ce qu'on pourrait citer dans cette catégorie  [-De grâce, pas de drogues et alcool -_- ... -] ? Les réseaux sociaux [-Joker .... Utile et agréable-]? Les innovations liées au plus vieux métier du monde ? Les aliments de plus en plus "fast" et pas sains (Omniprésence du sucre, OGM, Etc.) [-Rho, les vilains ! ... -_- -] ? Les plateformes de téléchargement gratuit ? 

(Oui à propos de ce dernier exemple, je ne m’étais pas rendu compte à quel point ça pouvait avoir un effet sur nos habitudes de consommation, jusqu'à ce que je lise un commentaire de Blog, qui parlait de la difficulté de se procurer de la bonne musique à l'époque de nos parents, et la vitesse à laquelle de nos jours une chanson passe de "trending" à has-been. ... Well, certainement tout un sujet à étudier paisiblement ...)

Pour résumer donc, généralement quand l'innovation est plus utile qu'agréable, elle est par essence moins encline à créer une dépendance chez le consommateur, sous réserve que ce dernier est un moyen de contour en cas de non disponibilité du produit initial. Par contre pour le second groupe, l'appel à l'addiction est presque implicite, et à un niveau (de préférence en amont), il faut fixer des quotas à ne pas dépasser pour garder un certain équilibre.

Comment simplifier la vie sans rendre dépendant ?

C'était préalablement le titre prévu pour cet article. Mais en y repensant, ça présupposait que l'innovateur est le seul responsable de la dépendance lié à son produit. Je crois que la garde de cette responsabilité est partagée.
Le concepteur a quelque part un devoir de recul face à son œuvre. Ce moment où on se défait de la parure de l'artiste et qu'on revêt  celle d'un observateur, un observateur outrageusement profane, un gamin de 6 ans, ou si l'occasion s'y prête, le plus vicieux des testeurs. Normalement des interrogations intéressantes peuvent sortir de cet essai de regard nouveau, et les réponses à ces dernières doivent être partagées [-Hey ! Dans la mesure du possible hein ! -]    avec les utilisateurs finaux. 
(Inutile de préciser qu'il est parfois mieux que cette observation et remise en question viennent d'autres personnes, allégoriquement le concepteur désigne en quelque sorte toute une chaîne de production)

Quant aux consommateurs, éviter la dépendance (et surtout ses revers) tient en deux points : 
Plan de survie après "sinistre" (sauvegarde, lampe à pétrole, tout ça, tout ça....), 
quota de consommation.

Dans un monde idéal, les recommandations du concepteur résultant de sa phase d'observation aurait suffi à induire une utilisation efficiente de son produit (tant en terme d'abondance que de déficit), mais au final, c'est les précautions de l'utilisateur qui définissent en général à quel point il est attaché au produit.

Pas toujours évident de faire ses devoirs, qu'on soit d'un côté ou de l'autre.
Les comportements addictifs ont encore de beaux jours devant eux. A moins que .......




[.Aj.]





Crédit Images:

Sniffeur d'applis [ moodds.com ]

vendredi 9 janvier 2015

Je Suis ce que Je Suis.


J’aime bien cette phrase : Je Suis ce Que Je Suis.

A Elle Seule elle peut revêtir au moins 4 sens :

  • Je suis (être) ce que je suis (être) : … Un peu pour affirmer qu’on est soit même, et rien d’autre

  • Je suis (suivre) ce que je suis (suivre) : … Une sorte de tautologie pour mettre l’emphase sur une idée : J’ai un cap bien précis.

  • Je suis (être) ce que je suis (suivre) : … Comme pour dire qu’on est définit par nos aspirations, ce que l’on (pour)suit

  • Je suis(suivre) ce que je suis (être) : … Etre à la recherche de son identité propre, peut être.


Donc …..

Je suis ce que je suis J.

Souriez, on est vendredi.

PS : Cette brève perd toute pertinence (si temps est qu’elle en a une) si on la traduit dans une autre langue J.



Aj.

lundi 8 décembre 2014

Le Cinema [Kmer ?] et moi ...






Un collègue, en citant un tel dont j'oublie le nom disait :
"Les premiers métiers qu'on apprend sont ceux de nos parents "


Tout comme moi, mon père menait une double vie.




Le jour il était, ...... disons en costard et dans un bureau climatisé. Il y avait des papiers, des stylos, des classeurs, des contrôles, des .....
Le soir, [et certains après midi], il se passionnait pour le cinéma. Il ne faisait pas que s'asseoir sur un fauteuil à râler après l’écran de télé (en fait ... il ne râlait pas), il regardait, analysait, se formait, écrivait des scénarios, réalisait des films.

Pour ceux n'ayant pas encore compris pourquoi je parle de lui au passé, y a ce lien que j'ai trouvé par hasard sur le net et faisant un compte rendu assez sobre de ce qu'il a fait

On range les mouchoirs  … :-/

C'est donc dans cet univers que j'ai grandi. Toujours très proche de la culture en général, et du cinéma en particulier, qui en est un vecteur de choix.
Le 7e art.
Dans les studios de montage ou sur les scènes de tournage, on apprenait sur le tas. Des tranches de vie qui te font avoir un regard différent. Devant un film tu ne regardes plus juste ces images, tu n’écoutes pas juste cette bande son, tu ne te laisses pas juste transporter [-ou pas-] par ce scénario. Tu vois plus loin, tu remarques des détails de forme, fondu, travelling, gros plan ... un peu trop de gros plan :-/, tu saisies mieux le fond, le style narratif. Tu arrives plus facilement à voir si la script-girl s'est planté :-) , etc …

Le cinéma, j'ai appris à l'aimer, sur toutes ses formes ou presque.

Mis à part le fait que les professions qui l'entourent sont belles et peu ennuyantes, c'est un outil de communication grandement efficace. Voir Racines a modifié la perception de beaucoup de jeunes, en les informant sur une époque qu'ils ne connaissaient que de nom : La traite négrière. Des séries comme Opération Mozart, Le Caméléon, ou encore Bugs ont suscité mon intérêt pour l'informatique par exemple. Oui. Mais aussi Beverly Hills a poussé des gamins de 7-8 ans à vouloir se bécoter.

Oui un outil, et comme tout outil efficace, une épée à double tranchant.

On veut faire passer un peuple pour foncièrement malveillant => le cinéma
On veut rendre une pratique moins tabou => le cinéma

Bref, tout le monde l'a compris. Les gens regardent des films pour se distraire. Et c'est en se distrayant qu'on peut enseigner [-ou plutôt implanter-] beaucoup de notions.



J'ai dit tout le monde ?
.
..
...

Je vis dans un pays ou il n'ya pas de salle de Cinéma.

 ……


[Ah ... Ca doit être le sous développement]

Rectificatif

Je vis dans un pays ou il n'y a plus de salle de Cinéma.

Le Cameroun, pays de l'Afrique Centrale, situé juste au dessus de l’Equateur, une superficie de 475 [...]

… On a fermé toutes nos salles de cinéma.

Je ne vais pas faire l'érudit, je ne sais pas pourquoi. Des rumeurs disent que le marché devenait moins fructueux à cause de la piraterie. Le fait est que ...  

… On a fermé toutes nos salles de cinéma.

Les centres culturels ce sont érigés en bouée de secours, et font quelques fois, de sporadiques projections. Quelque part ce n’est pas si gênant que ça. On a les « torrents ». On a de l'Internet illimité [bon, surtout des opérateurs avec beaucoup de sens de l’humour]. C'est peace. (Même si c’est bon, le Pop Corn. :-/, et ça nous manque … Le Pop Corn.)





Et pour le cinéma camerounais alors ?

Comme dit plus haut, en se servant du support audiovisuel, le cinéma c'est avant tout un message, une communication [-Comme tout art-].
C'est en quelque sorte le reflet d'une culture, ou le porte voix de ce qu'on souhaite présenter au monde.
Dans les films chinois il y a toujours de la baston. Les arts martiaux font partie de leur culture. Il ya très souvent ce mec un peu maladroit, avec un fort potentiel mais qui ne "démarre" pas forcément. Le mec s'entraine et devient subitement fort. Le dépassement de soi. En gros, ils se disent à eux même [-et aux autres qui veulent bien entendre-] : hey ! On ne s'améliore qu’en bossant et en étant déterminé.

Le cinéma Camerounais ....

Que dire de lui. Disons qu'il est .......... intéressant.
Surpris ?
Il est intéressant. Jeune. Imparfait certes. Mais je ne m'attarderai pas sur ses défauts ici (Car oui, il en a, et beaucoup). Les jeunes Camerounais s'en chargent déjà assez bien, au point de se mettre aux yeux du monde et de se moquer ouvertement d'un secteur qui devrait constituer une valeur (Le Hashtag « Dans Les Films 237 » par exemple)

Parenthèse
Je me demande, en prenant ces jeunes gens, chacun dans son domaine, et en les comparant aux standards internationaux, combien s'en tireraient à bon escient ? :-)
Parenthèse Close.


Bon avouons le, y a pleins de vérité dans ce hashtag …. Et il est même plutôt marrant.
Oui, l’autodérision ça peut être bien, c’est même une forme de [auto-]critique. Mais dans la Patrie de la Paix et du Travail (*rire étouffé*), la critique est plainte et généralement peu constructive.

J'ai juste envie de m’adresser à ces jeunes qui, malgré les conditions, essayent. Malgré le peu de soutien des institutions en charge et des personnes tierces, malgré la fermeture des salles de Popcorn cinéma, malgré l’hostilité du milieu, le manque d’occasion de faire ses preuves, les railleries, le volontariat imposé, la piraterie, la chaleur de Douala , le manque de reconnaissance, continuent de se lever chaque matin, et font ce métier avec passion.
J’ai envie de vous demander de continuer. [H, B, N]ollywood ne s’est pas fait en un jour. C’est à force de persévérance que vous allez vous améliorer, inspirer d’autres jeunes, faire rêver, nous procurer des fous rire, nous enseigner.
Vous faites un beau métier. Vous êtes des artistes. Ce sera normal de vous faire tirer dessus, recevoir des critiques. Parce que, contrairement aux boulots usuels où seuls nos collaborateurs directs savent quand on a merdé bavé, la moindre faute est vue par le plus grand nombre, vous êtes jugés pour chacune de vos prestations par les experts du milieu, mais aussi le spectateur lambda, qui peut comprendre beaucoup, un peu voir rien du tout aux implications derrière seulement 5 min de scène.
Mais vous avez également une responsabilité. Vous êtes le reflet de notre culture aux yeux des jeunes camerounais et du monde. Le monde se fera une idée du Cameroun à travers ce que vous dépeignez, les jeunes camerounais répéteront en chœur des répliques que vous aurez sorti, et consciemment (ou inconsciemment) s’inspireront de la manière de vivre qu’ils verront de vous. C’est une responsabilité. Il est important de toujours l'avoir à l’esprit. Comme les Lions Indomptables, chaque fois que vous prestez, vous représentez toute une nation.

Et Nous ? ….

J’espère que cette vie me donnera l’occasion d’appuyer ce secteur bien mieux qu’en achetant des CD dans les agences de voyage. Des initiatives comme Le cinéma au Prix d’une Bière sont à saluer (même si on ne devrait pas être obligé de descendre aussi bas ; la qualité est très souvent proportionnelle aux moyens mis en œuvre) Je pense que si chacun à son niveau fait un petit effort, les choses pourraient aller mieux.
J’ai eu le temps de constater que c’est une belle perte de temps que de crier après les institutions. L’exemple parle plus que les opinions.
Alors oui, pour le moment ce que je fais ce n’est pas grand-chose, à chaque fois que je vois un de ces jeunes (comme moi) obligé de lui-même faire la distribution de son produit, j’achète le CD ; [-Même si j’ai pas toujours le temps de regarder ….  Comme dirait AD, ne me jugez pas. -]. Si je vois un crowdfunding ou un appel à investissement, si je ne suis pas trop foiré, j’essaie de contribuer.
C’est bien maigre.
Je pense en faire plus plus-tard (si Le Big Boss le veut bien), mais au moins, ne pas croiser les bras aujourd’hui, c’est vraiment ce dont ce secteur a besoin. Donc, frère / sœur, moques toi sur les réseaux sociaux si tu veux, mais au moins, achète le CD.


En guise de fin, une question :
A l’heure du numérique et du tout [-virtuellement-] gratuit, Combien êtes-vous  sommes nous prêts à débourser pour vous nous procurer une œuvre culturelle d’un artiste que vous portez nous portons en haute estime ?


Aj.


Crédit Images :

1.       Ciné Lumineux

3.       Désert Urbain